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Rétrospective: Quelques événements marquants de l’année 2020 en Afrique/Internationale

by Theophile
Actualité Boko Haram: Abubakar Shekau déclare guerre à Donald Trump

1.Le monde a connu cet année 2020 l’une de ses années les plus extraordinaires avec l’arrivée d’une pandémie nommé covid-19 qui a tout immobilisé. A cause du covid-19, la scène internationale a été chamboulée, les événements ont été annulés et plusieurs personnalités ont été emportés par le virus. Voici la rétrospective de quelques faits marquants de l’année 2020 à l’international. 

Face à la pandémie du coronavirus, la communauté scientifique a redoublé d’efforts pour pouvoir créer des vaccins plus rapidement notamment aux Etats-Unis où le Marocain Moncef Slaoui a été nommé par le président américain Directeur scientifique de l’opération “Warp Speed”, Alors qu’un vaccin ne pouvait être développé en moins de 18 mois, les laboratoires pharmaceutiques mondiaux ont réussi à en développer plusieurs en l’espace de 4 à 6 mois.

Depuis la phase 2 des tests, les pays se sont arrachés ces vaccins en lançant plusieurs pré-commandes et en sécurisant des milliers de doses, chose qui a inquiété l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui a interpellé sur la responsabilité des Etats vis à vis des pays pauvres. Les pays qui se sont distingués par leurs vaccins sont l’Allemagne, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Russie et la Chine.

2-La mort du chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique et de son chef militaire au Sahel: Il était l’un des principaux chefs de la nébuleuse islamiste sahélo-saharienne depuis une vingtaine d’années. Le chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Abdelmalek Droukdel, a été tué par l’armée française lors d’une opération, le 3 juin, dans le nord du Mali. Il commandait l’ensemble des groupes qaïdistes d’Afrique du Nord et de la bande sahélienne, dont le JNIM, l’un des principaux groupes terroristes actifs au Sahel. Ancien du GIA (Groupe islamique armé) algérien, Droukdel, avait pris en 2004 la tête du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), rebaptisé Aqmi trois ans plus tard. Il a participé à l’offensive jihadiste de 2012 lancée du nord du Mali vers la capitale Bamako, offensive à laquelle l’armée française a mis fin avec l’opération Serval début 2013. Abdelmalek Droukdel a été remplacé par l’Algérien Abou Oubaïda Youssef al-Annabi à la tête de l’organisation.

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3. En Algérie, le mouvement du Hirak qui a débuté en février 2019 a soufflé sa première bougie dans un contexte de pandémie et des restrictions imposées par le pouvoir algérien. Les manifestants qui prévoyaient de fêter les un an de ce mouvement pro-démocratie et anti-système en grande pompe n’ont pas pu avoir lieu.

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune, arrivé au pouvoir lors d’une élection largement boycottée par le peuple, a fêté sa première année au pouvoir depuis l’Allemagne, pays où il a été conduit en urgence le 28 octobre, après une infection compliquée au coronavirus.

4-L’enlèvement de centaines de lycéens dans le nord-ouest du Nigeria a suscité la stupeur un peu partout dans le monde. Plus d’une centaine d’hommes armés à moto ont attaqué, le 11 décembre, une école rurale située dans la ville de Kankara, dans l’État de Katsina. Dans un message de propagande, le chef du groupe jihadiste Boko Haram a revendiqué ce rapt. Les forces de sécurité nigérianes ont finalement réussi à libérer une semaine plus tard plus de 340 adolescents. Lors de l’opération, elles ont encerclé la zone où les jeunes gens étaient détenus, avec pour instruction de ne pas tirer un seul coup de feu. 

Ce rapt, qui ranime le spectre de l’enlèvement de plus de 200 jeunes filles à Chibok en 2014 est un terrible camouflet pour le président nigérian Muhammadu Buhari, originaire de l’État de Katsina. Le chef de l’État arrivé au pouvoir en 2015 avait fait de la lutte contre Boko Haram sa priorité. L’organisation terroriste et sa branche dissidente, le groupe État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), actifs dans le nord-est du Nigeria, ont fait plus de 36 000 morts en dix ans de conflit et deux millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

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5-Le président tunisien Kais Saied, a également fêté sa première année au pouvoir, dans un pays toujours miné par des accrochages politiques.

6-Au Mali, le président Ibrahim Boubacar Keita a été destitué par la force dans un coup d’Etat militaire après des semaines de crise politique dans le pays où les principaux opposants ont critiqué le chef d’Etat.

7-Les Etats-Unis ont été secoués par la mort par étranglement de Gorge Floyd, un Afro-américain d’une quarantaine d’année. Tué par des policiers en plein jours sous les yeux des citoyens, Gorge Floyd  est devenu le symbole d’une Amérique divisée et choquée par la racisme ambiant envers les personnes de couleur.

« I can’t breath » (je ne peux pas respirer) étaient les derniers mots de cet homme mort asphyxié sous le genou d’un policier blanc, et ces mots sont devenus le slogan du combat du mouvement Black Lives Matter (la vie des noirs compte), un mouvement rallié par plusieurs célébrités dans le monde.

8-Par ailleurs, les Etats-Unis ont connu la fin du mandat présidentiel du milliardaire républicain Donald Trump, qui s’est porté candidat à sa propre succession. Ce scrutin a connu l’élection du démocrate Joe Biden.

Le président américain qui avait annoncé au début de son mandat son intention de mettre fin aux guerres sans fin, s’est illustré par sa proposition de plan de paix entre Israël et la Palestine qui a conduit plusieurs pays musulmans à normaliser leurs relations avec l’Etat hébreu. Parmi eux, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Soudan, et le Maroc qui a rétablit ses relations diplomatique.

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