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Drame de Mbankolo : le Minat contre le retour des populations déguerpies sur le site du drame

by Theophile
Eboulement de terrain à Mbankolo

Une mission menée par la Direction de la protection civile du ministre de l’Administration territoriale il y a quelques jours, a conclu que la zone demeure dangereuse pour y habiter.

En fin de semaine dernière, la Direction de la protection civile (DPC) du ministère de l’Administration territoriale (Minat) a initié une descente sur le site de la catastrophe de Mbankolo (Yaoundé). Selon la communication de ce département ministérielle, cette mission de terrain avait pour principal but de s’assurer que les populations déguerpies après la catastrophe survenue en octobre dernier ne sont pas revenues s’installer. Car la DPC est convaincue que ce site continue d’être dangereux pour les populations riveraines, surtout le lac artificiel présent sur le site du drame.

Bien que les circonstances exactes de cette catastrophe n’aient pas encore été établies, plusieurs experts pointent du doigt le lac artificiel pour expliquer l’éboulement de terrain qui a coûté la vie à une vingtaine de personnes à Mbankolo l’année dernière. Lors d’une réunion interministérielle qui a suivi la catastrophe, le gouvernement a également identifié « l’incurie humaine » comme l’une des principales causes de ce drame.

Pas étonnant que le même gouvernement souhaite éviter des drames comme celui de Mbankolo en empêchant aux populations de s’installer dans les zones non constructibles. Il s’agit des zones marécageuses, des flancs de montagnes et autres espaces situés en contrebas… Pour les urbanistes, ces zones sont considérées dangereuses à cause de leur grande exposition aux catastrophes diverses.  

Une tragédie qui soulève des questions sur la préparation aux catastrophes

Le 8 octobre 2023, à la tombée de la nuit, les habitants paisibles du quartier de Mbankolo ont été brusquement alertés par un bruit assourdissant et un mouvement terrifiant. Un glissement de terrain s’est produit, engloutissant des maisons, obstruant les routes et piégeant de nombreux résidents sous les décombres. Les premiers témoins sur les lieux ont décrit une scène chaotique et terrifiante, avec des cris à l’aide qui résonnaient, mais malheureusement, aucune équipe de secours ni ambulance n’était immédiatement disponible pour porter assistance aux victimes.

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L’absence de secours en temps opportun suscite l’indignation parmi les habitants de Mbankolo et au-delà. Les proches des victimes ont exprimé leur colère face au manque de préparation et de réactivité des autorités locales. Certains ont même tenté de secourir leurs proches ensevelis sous les décombres avec leurs propres moyens. Des appels à l’aide ont été lancés sur les réseaux sociaux, attirant l’attention du public sur la situation critique à Mbankolo. Les habitants de Yaoundé se sont mobilisés pour apporter leur soutien, mais l’absence de secours professionnels a rendu la situation encore plus désespérée.

Cette tragédie à Mbankolo à Yaoundé rappelle cruellement l’importance de la préparation aux catastrophes et de la réponse rapide en cas d’urgence. Les familles endeuillées demandent des réponses et des mesures pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent à l’avenir.

Des mesures pour renforcer la planification urbaine, la prévention des catastrophes et la coordination des secours sont essentiels dans ce genre de catastrophe, affirme un spécialiste de la protection civile. Des systèmes d’alerte précoce et des plans d’évacuation doivent être mis en place pour minimiser les pertes humaines et les dégâts matériels lors de catastrophes naturelles. De plus, il est impératif de former et d’équiper les équipes de secours pour qu’elles puissent intervenir rapidement et efficacement en cas d’urgence.

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