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Afrique :Yvon SANA BANGUI, Gouverneur de la BEAC : « Nous allons travailler pour consolider la stabilité monétaire et financière»

by Theophile
Yvon Sana BANGUI

Pour Yvon Sana BANGUI, nouveau gouverneur de la BEAC la priorité est la stabilité monétaire et financière de la sous-région.

Yvon Sana Bangui, le nouveau gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale, a pris officiellement fonctions le samedi 2 mars lors d’une cérémonie au Palais des Congrès de Yaoundé. Le Centrafricain et ses cinq autres membres de l’équipe dirigeante ont été installés par le ministre gabonais de l’Économie, Mays Mouissi. Après sa prise de fonction, le nouveau gouverneur a annoncé ses principaux défis. « La priorité pour nous, c’est de consolider la stabilité monétaire et financière de la sous-région. Nous devons conjuguer nos efforts pour relever tous les défis qui s’imposent aujourd’hui« , a-t-il déclaré. À la tête Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), Yvon Sana Bangui succède au Tchadien Abbas Mahamat Tolli, arrivé en fin de mandat.

Le Centrafricain Yvon Sana Bangui a été nommé le vendredi 9 février dernier, gouverneur de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) à l’issue d’un sommet virtuel des chefs d’État. Il succède au Tchadien Abbas Mahamat Tolli dont le mandat aura été émaillé par des difficultés au sein de l’institution jusqu’à voir s’étaler sur la place publique il y a quelques jours une querelle sur la date de la fin de son mandat. Originaire de la Lobaye, région du sud-ouest du pays, Yvon Sana Bangui, qui fêtera ses 50 ans au mois de mai, aurait débuté son parcours professionnel comme ingénieur data pour un opérateur de téléphonie, enseigné à l’Université de Bangui, avant de rejoindre la BEAC, il y a près de 20 ans comme agent d’encadrement supérieur. Il a gravi les échelons jusqu’à devenir directeur des systèmes d’information de la Banque en 2017. 

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Sa nomination ne va pas sans commentaire. Un cadre de la BEAC questionne par exemple la connaissance des questions économiques et monétaire de Yvon Sana que certains présentent péjorativement comme l’« informaticien ». D’autres observateurs dénoncent un favoritisme familial qui aurait motivé le président Touadéra à soutenir cette candidature et questionnent la liberté qu’il aura pour mener des réformes au sein de l’institution. Un autre cadre de la Cemac met en avant lui l’avantage de son appartenance à la « maison » et de conclure qu’il lui reviendra de révéler ses qualités managériales et techniques. 

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