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Urgent-Guinée : le journaliste et syndicaliste, Sékou Jamal Pendessa placé sous mandat de dépôt

by Theophile
Sékou Jamal Pendessa

La justice en Guinée a ordonné lundi le placement sous mandat de dépôt du responsable d’un syndicat de presse qui avait appelé la semaine passée à manifester contre la censure de certains médias et d’internet, a appris l’AFP de source judiciaire.

Le secrétaire général du Syndicat des professionnels de la presse (SPPG) était, ce lundi 22 janvier, devant le procureur de la République, suite à son interpellation, vendredi 19 janvier, pour avoir appelé à une manifestation contre les restrictions d’internet et les brouillages des radios et télévisions privées. Il est désormais poursuivi pour « participation à une manifestation non autorisée et trouble à l’ordre public ».

Après deux heures d’audition au tribunal de première instance de Dixinn, à Conakry, le procureur de la République a finalement décidé de maintenir Sékou Jamal Pendessa derrière les barreaux. Pour Maître Salifou Beavogui, avocat du journaliste syndicaliste, « c’est un nouvel innocent que l’on met en prison ». « Monsieur Sékou Jamal Pendessa et ses camarades étaient à la Maison de la presse. Ils ne sont pas sortis dans la rue, ils n’ont empêché personne de circuler. C’est là où ils ont été encerclés, d’ailleurs séquestrés, pendant plusieurs heures avant d’être libérés. Donc, il n’y a aucune infraction. Finalement, on s’est rabattu sur les réseaux sociaux. Les déclarations de principe qu’il a eues à faire ont été prises comme des délits à poursuivre, ce qui est inacceptable en droit », précise Maître Salifou Beavogui. 

Plusieurs journalistes s’étaient rassemblés au tribunal pour marquer leur soutien à leur secrétaire général. Abdoulaye Cissé, chargé de Communication du Syndicat des professionnels de presse, affirme que « Sékou Jamal Pendessa est devenu la personne à abattre », aux yeux de la junte du CNRD. « Il s’est battu pour le respect de la liberté de la presse en Guinée. Ce n’est pas un monsieur qui a orchestré des coups d’État ou quoi que ce soit ? Non, non, non. Ce qu’il a fait, c’est un combat noble et donc, nous n’allons pas nous laisser faire. Déjà nous sommes en contact avec toutes nos antennes régionales pour des prochaines actions à mener », souligne-t-il.

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Le procureur ayant lancé une procédure en flagrant délit, le procès du responsable syndical devrait se tenir dans les prochains jours.

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