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Fecafoot : le Comité exécutif ferme les yeux sur la condamnation de Samuel Eto’o Fils en Espagne

by Theophile
Samuel Eto'o Fils

Malgré sa condamnation pour fraude fiscale en Espagne, Samuel Eto’o Fils (photo) continue d’occuper le fauteuil de président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot). La majorité des membres du Comité exécutif (Comex), qui s’étaient réunis à Yaoundé cette semaine, ont choisi d’ignorer cette condamnation à 22 mois de prison, en assurant que Samuel Eto’o Fils est toujours de droit à la tête de cette fédération.

Dans le communiqué produit après cette rencontre de Yaoundé et signé par Céline Eko, la première vice-présidente du Comex, on peut lire que toutes les informations qui parlent de vacance à la tête de la Fecafoot sont « erronées ». Sauf que le communiqué n’apporte aucun argument de droit pour justifier cette position, comme le confirme une source proche de la Fecafoot : « ils [les membres du Comex] ont botté en touche ».

Et pourtant en face, les arguments ne manquent pas. Le cabinet d’avocats suisse Morgan Sports Law, qui représente les intérêts de certains acteurs du football camerounais en procès contre la Fecafoot, a en premier évoqué la vacance de Samuel Eto’o Fils un jour après sa condamnation pour fraude fiscale.

Dans une correspondance envoyée au Tribunal arbitral du sport (TAS), Morgan Sports Law cite l’article 47 des statuts de la Fecafoot, qui prévoit que le poste de président est considéré comme vacant si celui qui l’occupe se retrouve en situation d’incompatibilité ou d’inéligibilité en cours de mandat. Ce qui est désormais le cas de Samuel Eto’o Fils puisque sa condamnation le rend désormais inéligible.

Parallèlement à cette procédure, le journaliste Guibai Gatama, lui aussi membre du Comex, avait demandé à Céline Eko de prendre ses responsabilités. En clair, il lui demandait de convoquer une session du Comex dans un délai de 30 jours à compter de la condamnation de Samuel Eto’o Fils pour constater la vacance, selon ce qui est prévu en cas de vacance. Ensuite, Céline Eko devait être désignée pour assurer l’intérim. Ce qui n’a pas été fait.

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Dans un communiqué qu’il signe ce 22 juillet 2022, Guibai Gatama constate que ce délai de 30 jours s’est écoulé sans que le Comex ne constate la vacance. Résultats des courses soutient ce journaliste : la Fecafoot n’a plus de président légal. Et la tentative du Comex de sauver le mandat d’Eto’o Fils cette semaine est inutile. En plus, Guibai Gatama, critique sur la gestion d’Eto’o, précise qu’il n’a pas été convié à cette rencontre qui, de son avis, a été organisée en dehors du cadre légal.

En attendant, le Comex veut rassurer les partenaires. « Nous invitons nos partenaires institutionnels, nos sponsors, la famille du football et nos supporters à demeurer confiant en la détermination du Comité exécutif de la Fecafoot avec à sa tête le président Samuel Eto’o Fils, dans son entreprise de professionnalisation et de modernisation de notre sport roi », écrit Céline Eko.

Toujours est-il que l’opinion attend de savoir comment toute cette affaire va se terminer. Certains acteurs du football local sont convaincus que le journaliste va saisir la Confédération africaine de football (CAF) ou même la Fédération internationale de football association (FIFA), l’instance faîtière du football, pour obliger Samuel Eto’o Fils à quitter la Fecafoot. Mais, Guibai Gatama laisse peser le suspens.

SBBC

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