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Crise anglophone : Bientôt, la construction d’un nouveau centre de désarment à Tiko

by Theophile

D’un coût de 1.5 milliard de FCFA, le nouveau centre accueillera plus de 300 personnes.

Dans neuf mois c’est une vie nouvelle qui attend les ex-combattants séparatistes qui ont déposé les armes. Et pour cause, Francis Faï Yengo, le coordonnateur national du Comité national de désarmement, démobilisation et réintégration (CNDDR), a présidé ce samedi 20 mars 2021, la cérémonie de la pose de la première pierre pour la construction d’un nouveau centre de désarment à Tiko, une commune du département de Fako située dans la région du Sud-Ouest. Il était entouré des autorités du Sud-Ouest dont le gouverneur Bernard Okalia Bilaï. 

Le futur centre multifonctionnel, qui comptera entre autres des ateliers de formation, des dortoirs, va accueillir plus de 300 pensionnaires qui seront formés dans les domaines de l’agriculture, élevage, couture ou informatique. Francis Faï Yengo, qui a précisé qu’il s’agit d’une dotation spéciale du chef de l’Etat, a appelé les séparatistes encore en brousse à sortir pour rejoindre la République.

Le bilan des centres de désarmement est plutôt satisfaisant. En février dernier, les centres de Bamenda dans le Nord-ouest, de Buea dans le Sud-ouest, et de Mora à l’Extrême-Nord, comptaient 500 ex-combattants.

«300 sont passés, dont 200 qui ont rejoint les centres DDR de certains pays voisins et 100 qui ont commencé leur processus de réintégration. Je suis fier de dire que ‘depuis que le chef de l’Etat a tendu sa main de paix envers ces personnes qui étaient autrefois dans un projet pas du tout orthodoxe, nous avons accueilli 800 ex-combattants. Nous menons un certain nombre de petites activités dans les centres, notamment dans l’agropastoral. Nous offrons également des formations en maçonnerie, l’électricité, la conduite, et récemment la couture et l’informatique», informait le Coordonnateur national du CNDDR.

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Le CNDDR a été créé en 2018 par le président de la République, Paul Biya. Il vise à donner une seconde chance aux jeunes enrôlés dans les groupes armés qui choisissent de déposer les armes.

Ces derniers ont la possibilité de se réinsérer dans la société à travers des formations professionnelles comme la maçonnerie, menuiserie, peinture, couture ou le petit commerce. Le nouveau centre de Tiko va s’ajouter au trois autres: Buea, Bamenda et Maroua qui comptaient en novembre 2020, selon Faï Yengo Francis, 500 ex-combattants de Boko Haram et anciens membres de milices séparatistes en cours de réinsertion.

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