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Cameroun : Biya nomme un nouveau juge au tribunal militaire où l’affaire Martinez Zogo traine depuis 11 mois

by Theophile
hommage A Martinez Zogo A Equinoxe TV

Nouveau rebondissement dans l’enquête sur l’assassinat du journaliste camerounais Martinez Zogo. Le 13 décembre dernier, un décret du président Paul Biya a nommé de nouveaux magistrats au tribunal militaire de Yaoundé en charge du dossier. Le texte ne précise pas le sort réservé au précédent juge d’instruction, qui avait ordonné la libération de deux des principaux accusés avant de revenir sur sa décision.

Le décret du président Paul Biya a été lu mercredi à 17h sur les ondes de la radio publique. Le lieutenant colonel Pierrot Narcisse Nzié est nommé vice-président du tribunal militaire, cumulativement avec les fonctions de juge d’instruction. Des fonctions qui ressemblent trait pour trait à celles du juge Aimé Florent Sikati, dont il n’est pas précisé qu’il est limogé ou affecté à d’autres fonctions. On y apprend le colonel magistrat Djiofack Sylvestre Pascal est nommé à la tête de la direction de la justice militaire. Ce dernier remplace le colonel magistrat Sipa Didier Dongmo promu Inspecteur à l’inspection générale des armées. La lecture du décret de Paul Biya révèle également la nomination d’un juge d’instruction au Tribunal militaire de Yaoundé en la personne du lieutenant-colonel Pierrot Narcisse Nzie. Cet officier supérieur est également nommé vice-président de cette juridiction.

Ces changements au sein de la justice militaire interviennent quelque deux semaines après un scandale qui a émaillé l’affaire de l’assassinat de l’animateur Martinez Zogo, dont l’enquête est instruite par cette juridiction. En effet, le 1er décembre dernier, une ordonnance portant la signature du juge d’instruction du tribunal militaire de Yaoundé, le lieutenant-colonel Florent Aimé Sikati Kamwo II, est apparue sur les réseaux sociaux. La décision, signée le même jour, ordonnait la mise en liberté de l’homme d’affaires Jean Pierre Amougou Belinga et du directeur général de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE), Léopold Maxime Eko Eko, deux des principaux inculpés de l’affaire Martinez Zogo.

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Seulement quelques heures après la publication de ce document, un courrier portant la signature du même juge d’instruction va aussi irradier les réseaux sociaux. Dans cette lettre adressée au commissaire du gouvernement près du tribunal militaire de Yaoundé, Cerlin Belinga, le juge d’instruction Florent Aimé Sikati Kamwo II informait que l’ordonnance en circulation « n’est pas authentique ». C’est ainsi que le commissaire du gouvernement va à son tour instruire le régisseur de la Prison principale de Yaoundé de ne pas libérer les inculpés. Ce qui a provoqué des hurlements de la part de leurs avocats, pour qui l’ordonnance de remise en liberté obtenue auprès du greffier d’instruction, Jean Didier Nkoa, ne saurait être un faux.

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