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Assassinat de la journaliste Sylvie NGO Yebel : le fils raconte comment il a tué sa mère

by Theophile
Sylvie NGO Yebel

Le Cameroun est choqué après le meurtre sordide de Sylvie Louisette Ngo Yebel, dont le corps sans vie et atrocement mutilé a été retrouvé dimanche 7 avril à Yaoundé. Journaliste de formation, elle était chargée de communication de la Commission des forêts d’Afrique centrale.

 Sylvie Louisette Ngo Yebel avait disparu samedi 6 avril au soir mais aucune alerte n’avait été émise avant l’horrible découverte, dimanche 7 au matin. Des gendarmes se sont immédiatement rendus dans le quartier Elig-Edzoa où le corps de Sylvie Louisette Ngo Yebel a été retrouvé. De source proche de l’enquête, les soupçons se portent sur le fils de la victime. Batek Yebel a tué sa mère de sang froid. Le diplômé de l’Enam qui est désormais entre les mains des autorités après avoir avoué son forfait a raconté le film de ce crime macabre. Le drame s’est déroulé au domicile de son fils à Yaoundé, la capitale du Cameroun, précisément au quartier Damas.

 Batek Yebel a tué sa mère de sang froid. Le diplômé de l’Enam qui est désormais entre les mains des autorités après avoir avoué son forfait a raconté le film de ce crime macabre. Le jeune homme explique face aux médias qu’il ne sait pas ce qui lui a pris. « Ce n’est pas moi ça », dit-il. Cependant la reconstitution des faits relate une autre histoire. Selon les premières déclarations de Batek Yebel Landry recueillies lors de l’enquête de la gendarmerie, il aurait assassiné sa mère à la suite d’une dispute. La génitrice a constaté que le mobilier qui lui avait été acheté a disparu. Ainsi a éclaté une dispute.

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Le principal suspect, secrétaire d’administration récemment sorti de l’Enam, a avoué avoir étouffé sa mère avec une taie avant de découper son corps dans la douche de la maison. Il aurait ensuite placé les parties du corps dans deux valises. Le fils meurtrier a alors jeté les valises dans un cours d’eau à Etoa-meki.

Un crime d’une rare barbarie

Après le meurtre de sa mère, il a fait appel à un ami qui l’a aidé à abandonner le véhicule de la victime à Soa, en périphérie de Yaoundé, près de la brigade de gendarmerie locale. Selon les informations recueillies, l’assassin n’est pas à son premier forfait. Le jeune homme a également avoué avoir tué sa grand-mère il y a moins de six mois.

le réseau des communicateurs pour l’environnement et l’information en Afrique centrale (le Receiac), dont Sylvie Louisette Ngo Yebel était également membre, a dénoncé dans un communiqué publié mardi un « crime d’une rare barbarie », d’une « violence » et d’une « cruauté insoutenables », qui ne doit « en aucun cas rester impuni ». Le président du Receiac, Raoul Siemeni, demande aux autorités camerounaises de « faire toute la lumière sur cet assassinat dans les meilleurs délais ». Le Receiac parle également « d’un affront à la dignité humaine et une menace pour la liberté d’expression et le travail des professionnels de la communication ».

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