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Crise anglophone: Le défenseur des Droits de l’homme Félix Agbor Bala recommande au régime de Yaoundé de discuter avec Ayuk Sisiku Tabe

by Theophile
Me Agbor Balla

Le fondateur du Centre pour les droits de l’homme et de la démocratie en Afrique croit fermement que la résolution du conflit dans les deux régions passe par le dialogue, entre le gouvernement camerounais et les leaders se revendiquant de la sécession.

Le conflit armé perdure dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, trois ans après la tenue du Grand Dialogue national en 2019, alors que cet événement tenu à Yaoundé était censé marquer un indicateur significatif dans le processus de résolution du conflit. Les années passent, et rien ne change. Les tueries se multiplient au même rythme qu’avant le Grand dialogue, sinon plus, les incendies et le pillage des domiciles privés se poursuivent également, au grand dam des défenseurs des droits de l’homme.

Pour sa part, le droit-de-l’hommiste Félix Agbor Bala, regrette que rien n’avance dans le processus de résolution de cette guerre. « Trois ans après la tenue du Grand dialogue national pour résoudre la crise anglophone, nous constatons que rien ne change effectivement dans les deux régions en crise sécuritaire depuis 2016. Les enlèvements, les attaques à mains armées au cours desquelles des civils et les militaires trouvent la mort se poursuivent dans les deux régions. Bref, la crise anglophone continue de faire les ravages qui présentent plusieurs conséquences sur l’ensemble des populations camerounaises. Même lorsque le Grand dialogue s’est tenu en 2019, je ne pensais pas que cette crise allait trouver une solution définitive », a déclaré le fondateur du Centre pour les droits de l’homme et de la démocratie en Afrique dans une interview accordée au quotidien Le Jour ce mardi 27 septembre 2022.

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Il déplore que les attaques contre les écoles, les églises, les hôpitaux et les bâtiments publics continuent d’être légions, et sont l’œuvre, tantôt des miliciens séparatistes, tantôt des forces de défense et de sécurité camerounaises. « Il s’agit là des crimes de guerre que nous en tant que défenseurs des droits de l’homme ne pouvons pas tolérer », tonne l’Enseignant d’université.

Cet avocat au barreau du Cameroun pense par ailleurs qu’il est important que les autorités camerounaises organisent des réunions informelles avec les leaders sécessionnistes afin de trouver des solutions durables à la crise. « Maintenant, il est important que les autorités étatiques travaillent pour la résolution définitive de cette crise qui paralyse les activités dans deux régions du pays. Je propose au gouvernement de discuter avec les leaders séparatistes qui sont au Cameroun dans le but de résoudre définitivement dans le cadre des réunions informelles par exemple. Nous avons par exemple un leader comme Ayuk Tabe qui est incarcéré à Kondengui. Le gouvernement peut aussi consulter les membres de la société civile pour trouver une solution définitive à cette crise. Une réforme des institutions républicaines est aussi nécessaire pour la résolution définitive de cette crise », a-t-il ajouté.

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