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Le procès des militaires incriminés dans le massacre de Ngarbuh s’ouvre ce 17 décembre 2020

by Theophile

Le sergent Baba Guida, le gendarme Sanding Sanding Cyrille et le soldat de première classe Haranga Gilbert sont devant le Tribunal Militaire de Yaoundé ce 17 décembre 2020.

A l’issue de la tragédie survenue à Ngarbuh dans la région du Nord-Ouest le 14 février 2020, L’armée avait initialement parlé d’un « malheureux accident », avant que Yaoundé n’admette mi-avril que dix enfants et trois femmes avaient été tués le 14 février par des militaires épaulés par une milice de l’ethnie peule dans le quartier de Ngarbuh du village de Ntumbaw, dans la région du Nord-Ouest. 

Selon le porte-parole de l’armée, le colonel Cyrille Atonfack Guemo, les trois soldats camerounais, arrêtés mi-avril, « avaient été inculpés » notamment d’« assassinat ».

Après l’enquête prescrite par le Président de la République, les militaires avaient été accusés de meurtres, incendie criminel, destruction, violence contre une femme enceinte et de violation de consignes.

Il s’agit nommément du sergent Baba Guida, le gendarme Sanding Sanding Cyrille et le soldat de 1ère classe Haranga qui ont « participé à une opération ayant causé la mort de plusieurs personnes et des incendies des maisons », révélait le rapport d’enquête publié le 21 avril 2020 par le ministre d’Etat, secrétaire général à la présidence de la République Ferdinand Ngoh Ngoh

Dans le cadre du procès de ce jour, cinq avocats doivent représenter les victimes et leurs familles, qui peuvent être présentes dans la salle d’audience. 

Cependant, Human Rigth Watch se demande si elles auront les ressources financières pour se rendre à Yaoundé et pourront bénéficier de la protection nécessaire pour assister au procès.

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«Les autorités camerounaises, avec le soutien de partenaires, y compris l’ONU, devraient veiller à ce que les parties civiles soient présentes au tribunal pendant toute la durée du procès et garantir la sécurité de tous ses participants, notamment les accusés, les victimes, les témoins et les défenseurs des droits et les journalistes impliqués dans le procès», recommande Human Rights Watch.

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