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Le premier vice-président du MRC,Mamadou Mota est sorti de prison

by Theophile
Mamadou Mota, Premier Vice-Président Du MRC

Le premier vice-président du MRC est sorti de prison dans la nuit du 4 au 5 février 2021, après un an et demi à Kondengui pour avoir organisé une marche pacifique, mais interdite, en 2019.

C’est une bonne nouvelle pour le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), le parti de Maurice Kamto. En effet, à la première heure de ce vendredi 5 février 2021 peu après minuit, le premier vice-président de cette formation politique est apparu  devant ses avocats et quelques militants de son parti à la prison centrale de Yaoundé Kodengui.

Après cela, tous ont convergé vers le cabinet de Me Hippolyte Meli Tiakouang  le porte-parole du Collectif d’avocats, chargés de défendre les militants et sympathisants du MRC emprisonnés.

« C’est un soulagement pour le collectif, Mamadou Mota vient de sortir des geôles après y avoir passé un séjour de presque 20 mois. Il a traversé des étapes très dures. Après la traversée, de ce qu’ils ont eux-mêmes qualifié de la haie d’horreur de la torture, torture à la fois policière, administrative et judiciaire, il se trouve en fin libre », indique Me Meli à la presse.

Après le détour au cabinet de l’avocat, Mamadou Mota, s’est rendu au domicile de Maurice Kamto, le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc). « Le vice-président Mamadou Mota n’a pas eu droit à un procès équitable. Déjà il n’avait aucun fait contre lui. La procédure contre lui était cavalière, cette procédure n’a respecté aucune forme juridique », a  déclaré Maurice Kamto, après avoir accueilli son hôte.

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C’est un plaisir de vous retrouver… Le combat continue“, a lancé M. Mota à certains militants de son parti, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), rassemblés à l’entrée du domicile de M. Kamto.

Arrêté le 1er juin 2019 dans la foulée de la répression des manifestations organisées par son parti politique contre le régime au pouvoir depuis 39 ans, Mamadou Mota, n’avait pas bénéficié de l’arrêt des poursuites décidé en octobre 2019 par le président de la République Paul Biya, au profit des militants de l’opposition incarcérés à la suite des marches susmentionnées, en raison de son implication dans la mutinerie, éclatée le 22 juillet 2019 à la prison centrale de Yaoundé. 

Au moins 136 membres et sympathisants de l’opposition sont encore emprisonnés depuis le 22 septembre 2020, jour des “marches pacifiques” organisées par le MRC pour réclamer le départ de M. Biya, selon un communiqué publié mercredi par l’ONG ACAT France.

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