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Le Premier ministre malien Choguel Maïga, persiste à accuser la France “d’abandon”

by Theophile
Choguel Kokalla Maïga

Le Premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga a de nouveau déploré le retrait progressif de la France de son pays, où la menace terroriste demeure. Il a en outre démenti l’existence de discussions entre Bamako et la société privée russe Wagner.

Le chef du gouvernement de transition n’a pas esquivé la question. Cependant, Choguel Maïga parle de rumeurs qui seraient entretenus par les médias français. Il promet que le jour où il y aura un accord, ce sera rendu public.

« Ce sont les médias français qui en parlent. Moi, je ne connais pas de Wagner. Ce sont des rumeurs, à ce stade-là. Le jour où nous conclurons des accords avec quelque pays que ce soit, nous les rendrons publics. En attendant, qu’on ne nous fasse pas de procès d’intention ! », a indiqué Choguel Maïga.

Sur les menaces d’isolement du Mali en cas de recours aux paramilitaires de la société russe Wagner, le Premier ministre malien estime que les menaces sont sans objet dans la mesure où aucun accord n’a été signé. Cependant, Choguel Maïga réaffirme que son pays est bien en discussion avec la Russie.

« Ce sont des menaces qui, aujourd’hui, sont sans objet, parce que nous n’avons pas signé d’accord avec qui que ce soit. Il n’y a pas de flou ! Ce que nous avons, c’est un accord avec l’Etat russe (conclu en juin 2019). Dans ce cadre, nous achetons des équipements militaires – on en a reçu récemment –, et nous demandons à des instructeurs russes de former nos militaires. Nous sommes en discussion avec l’Etat russe, nous ne le cachons pas. Nous cherchons tous les moyens et le concours de tous les Etats qui pourraient nous aider à sécuriser notre peuple », a déclaré Choguel Maïga dans Le Monde.

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Les relations entre le Mali et la France étaient tendues depuis quelques semaines en raison d’une passe-d’armes entre Bamako et Paris à propos d’un « abandon en plein vol » du Mali par la France dénoncé par le Premier ministre Choguel Maïga à l’Assemblée générale des Nations Unies, à New-York, en septembre dernier.

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