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La France considère Paul Biya comme le « pape » de la corruption au Cameroun

by Theophile
PAUL BIYA

Selon le lanceur d’alerte Boris Bertolt le sujet de la corruption était au centre la conférence de presse entre Emmanuel Macron et Paul Biya la semaine dernière à Etoudi, le palais du peuple camerounais.

« Cela est peut-être passé inaperçu mais c’était pourtant l’un des aspects les plus importants de sa visite au Cameroun.  En pleine conférence de presse, le président Français, Emmanuel Macron met directement en cause la corruption au Cameroun. Et ce devant Paul Biya, mais aussi plusieurs membres du gouvernement, ainsi que le secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh allias l’homme à la punk et le directeur du cabinet civil, Samuel Mvondo Ayolo », écrit ce dernier.  

En effet, quelques semaines avant d’arriver au Cameroun, Emmanuel Macron est informé par les diplomates français en poste à Yaoundé que c’est la présidence de la République du Cameroun qui est le centre névralgique de la corruption au Cameroun.

Au cours de sa conférence de presse, Emmanuel Macron dénonce les mig-mag dans les procédures de passation des marchés

« Cette conclusion est la résultante des informations collectées y compris auprès des entreprises françaises qui se sont investies dans la préparation de cette visite. Pour les diplomates Français et après s’être consultés avec les chefs de la diplomatie d’autres pays membres de l’Union Européenne, ils parviennent à la conclusion selon laquelle « Paul Biya a encore sa tête et ne peut prétendre ne pas être au courant de la corruption de son régime », ajoute le lanceur d’alerte.

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« Au cours de sa conférence de presse, Emmanuel Macron dénonce les mig-mag dans les procédures de passation des marchés. Des comportements qui impactent sur les entreprises françaises. Macron est par exemple au courant de l’affaire Bollore, il sait également que l’entreprise RAZEL qui réclame 40 milliard Fcfa à l’Etat n’est toujours pas payé. Mais autre cas, le patron du groupe Lafarge propriétaire de Cimencam dénonce des manœuvres d’extorsion et sollicite l’intervention de Paul Biya. Le haut responsable de la présidence de la République qu’il rencontre lui demande : « tu me donnes combien ? », questionne Boris Bertolt.

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