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Elections au Ghana: un double scrutin présidentiel et législatif avec un air de déjà-vu

by Theophile

Les Ghanéens se prépare à élire ce lundi son président, dans un scrutin qui s’annonce particulièrement serré entre deux adversaires politiques de longue date.

Le Ghana, réputé pour être un exemple démocratique en Afrique de l’Ouest, va voter ce lundi 7 décembre pour un double scrutin présidentiel et législatif. Les observateurs s’attendent à un duel entre le président sortant, Nana Akufo-Addo 76 ans, et son prédécesseur et rival, John Mahama 62 ans. Il s’agit des premières élections depuis la mort de Jerry Rawlings, en novembre dernier.

Rappelons qu’en 2012 et en 2016, ils s’étaient déjà affrontés pour accéder à la magistrature suprême. Chacun remportant de justesse l’un des deux scrutins.

Les dix autres candidats en lice n’ont pas été conviés à cet événement symbolique, mais leurs chances d’emporter la magistrature suprême sont minces : il y a quatre ans, aucun n’avait reçu plus de 1% des voix. Le New Patriotic Party (NPP), défendu par Nana Akufo-Addo, et le National Democratic Congress (NDC), représenté par l’ex-président John Mahama, dominent la vie politique au Ghana depuis près de trois décennies. Il s’agira du troisième affrontement entre les deux rivaux : John Mahama l’avait emporté en 2012, Nana Akufo-Addo en 2016.

Dans les rues d’Accra, vendredi, seuls les drapeaux miniatures des principaux partis accrochés à des lampadaires rappelaient la tenue de scrutins présidentiel et législatif dans moins de 72 heures. Les tee-shirts à l’effigie des candidats, habituellement portés en période électorale, sont restés rangés à la maison. Pas de grand meeting ou d’animation, les militants font du porte à porte, et les électeurs sont encouragés à se rendre aux urnes par SMS. 

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Le chômage, les infrastructures, l’éducation et la santé sont les principaux enjeux. Depuis les années 2000, ce pays riche en or, cacao et plus récemment pétrole, a connu une forte croissance. Et le taux d’extrême pauvreté a été divisé par deux en moins de vingt-cinq ans. Mais certaines régions, notamment dans le Nord, continuent de vivre dans le plus grand dénuement, sans eau potable ni électricité. Surtout, la crise provoquée par le coronavirus a durement touché le pays, dont la croissance cette année devrait tomber à 0,9 %, selon le FMI, soit le taux le plus bas depuis plus de trente ans.

Jusqu’ici, contrairement à plusieurs de ses voisins ouest-africains, le Ghana a toujours échappé aux violences post-électorales et les transitions politiques se sont largement déroulées dans le calme.

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