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Éducation de Base: La troisième phase du recrutement de 3000 instituteurs est lancée alors que ceux du dernier contingent attendent toujours de leur salaire

by Theophile
Laurent Serges Etoundi Ngoa

L’arrêté conjoint du ministre de l’Éducation de Base, Laurent Serge Etoundi Ngoa, et du ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative, Joseph Le, a été signé le 6 septembre 2021.

Un arrêté conjoint du ministère de l’Education de base et du ministère de la Fonction publique, signé le 6 septembre, porte ouverture d’un concours pour le recrutement de 3000 instituteurs. Ceci, « dans le cadre de de la troisième phase du troisième programme de contractualisation des instituteurs de l’enseignement maternel et primaire au profit des écoles primaires publiques », informe le document.

Dans cet arrêté, il est mentionné que les épreuves écrites dudit test se dérouleront le 13 novembre prochain, dans les chefs-lieux des régions du Cameroun. «Ce nouveau recrutement rentre dans le cadre de la troisième phase du troisième programme de contractualisation des instituteurs de l’enseignement maternel et primaire, au profit des écoles primaires publiques du ministère de l’Education de base, au titre de la session 2021», note le quotidien Cameroon Tribune en kiosque ce 10 septembre 2021.

Il vise «à corriger le déficit des enseignants constaté dans les écoles nécessiteuses du pays. Raison pour laquelle, chaque candidat devra choisir lors de la constitution du dossier, un établissement dans lequel il souhaite exercer. Mais également, composer dans le centre régional d’examen qui abritera la zone qui fera l’objet de son choix. La répartition des places ainsi que les quotas par région et par département seront fonction des besoins exprimés par les écoles évoquées», poursuit le journal.

D’après notre confrère, le concours est ouvert à tous les détenteurs du Certificat d’aptitude pédagogique des instituteurs des écoles maternelles et primaires (CAPIEMP) délivré au plus tard en 2016. Et à tous les titulaires des CAPIEM antérieurs, ayant pris part ou non aux précédentes phases du troisième programme.

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Enfin, «les postulants devraient alors avoir 40 ans au plus au 31 décembre 2021. Seuls les dossiers de candidature complets seront reçus dans les délégations régionales de l’Education de base, au plus tard le 25 octobre prochain», peut-on lire.

Un nouveau recrutement qui inquiète le Syndicat national des instituteurs contractuels et maîtres des parents (Snicomp). Son président, Charles René Koung, rappelle que 6000 instituteurs recrutés début 2021 « sont sans salaire à ce jour »« Les deux premiers contingents ont suivi les séminaires d’imprégnation, ils ont signé leurs contrats, ils ont été affectés dans les écoles, mais ils y travaillent sans salaire en vivant de la générosité des parents d’élèves et de leurs familles respectives », fait-il savoir.

Dans le cadre du Programme d’appui à la réforme de l’Education au Cameroun (Parec) financé par la Banque mondiale à hauteur de 228 millions de dollars, le gouvernement a recruté 1000 instituteurs contractuels en 2019, puis deux vagues de 3000 chacune en 2020 et 2021. Mais le processus de recrutement n’est pas au goût des instituteurs. « La situation est restée statique sur le plan de la prise en charge financière malgré toutes les correspondances y relatives que nous avons adressées à ce jour aux autorités. Non seulement les recrutements sont passés de l’étude du dossier au test de sélection (ce que nous avons largement dénoncé), mais aussi, les nouvelles recrues doivent encore trimer pendant de longues années pour enfin avoir leurs premiers salaires », relève le président du Snicomp.

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