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Covidgate: Le directeur général de l’IMPM attendu au TCS ce 1er juin 2021

by Theophile
Jean-Louis Oyono Essame
Jean-Louis Oyono Essame
Jean-Louis Oyono Essame

Le directeur général de l’Institut de recherches médicales et d’études des plantes médicinales (IMPM) est attendu ce mardi 1er juin 2021 au Tribunal criminel spécial (TCS).

Le professeur  Jean-Louis Oyono Essame doit répondre des charges dans le dossier sur l’achat de la Chloroquine. Sa convocation s’inscrit dans le cadre l’enquête en cours, à la Division des enquêtes du corps spécialisé d’officiers de police judiciaire du TCS et en exécution des instructions du procureur général près ledit tribunal contenues dans sa correspondance N°320/21/19/AP/PG/TCS du 10/05/2021.

Le DG de l’IMPM devra «répondre de ses actes dans la gestion des 657 millions de FCFA qu’il a perçus dans le cadre de la lutte contre le Covid-19», précise le journal Le Messager dans son édition du 31 mai 2021.

D’après le journal, Essame Oyono devra apporter des réponses à une constellation de préoccupations. «Pourquoi avoir rassuré l’opinion publique nationale et internationale, le MINRESI, le MINSANTE et l’OMS que son institut était prêt à fabriquer localement les médicaments pourtant qu’il n’en est rien été ? Pourquoi avoir décidé, en collaboration avec le conseil d’administration de l’IMPM de ne pas respecter les hautes instructions du Chef de l’Etat ? Pourquoi avoir choisi d’importer les médicaments après avoir encaissé les fonds ? Pourquoi avoir persisté dans le choix d’importer les médicaments alors même que le MINRESI lui a notifié à plusieurs reprises de rester dans le cadre du cahier des charges de la mission à lui assignée, ou de rembourser les fonds encaissés si l’objet de la mission avait changé ?», énumère le journal.

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Dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, Madeleine Tchuinté, ministre de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, avait fait la proposition de fabrication des comprimés d’hydroxychloroquine et de d’azithromycine au Chef de l’État Paul Biya. Mais, au moment de débloquer les fonds, renseigne notre confrère, « Madeleine Tchuinté est mise à la touche », soutient le journal.

Le 27 mars 2020, la PCA de l’IMPM, Rose Leke, dans son compte rendu de conseil affirme avoir pris une résolution pour la fabrication locale de 5 millions de comprimés de chloroquine et d’azythromycine. Elle est relayée pendant les jours suivants par son Dg qui d’interview en interview promet que l’institut est prêt en hommes, procédures et équipements de dernière génération pour produire ces médicaments sur place. Le 14 avril 2020, suite aux instructions du MINETAT/SGPR le financement total pour la fabrication locale des médicaments est directement mis à disposition du Dg de l’IMPM. Soit 657 millions de Fcfa, relate le Messager.

Le 1er mai 2020, le DG de l’IMPM dans son compte rendu de suivi de son activité au conseil d’administration, affirme avoir entrepris les démarches pour importer la matière première pour lancer la fabrication. Mais dans le même temps il rapporte avoir commandé 2,5 millions de médicaments génériques.

« Le 5 octobre 2020, après livraison des comprimés de chloroquine et d’azythromycine a l’IMPM, la PCA dans une note à l’attention du MINRESI l’informe que l’IMPM n’a pas pu fabriquer localement ces médicaments pour défaut de licence de fabrication, absence de certificats de bonnes pratiques, manque d’expertise du personnel », renseigne le journal.

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