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Côte d’Ivoire: la dépouille du Premier ministre Hamed Bakayoko rapatriée dans le pays, décédé en Allemagne

by Theophile
Le cercueil du Premier ministre ivoirien, Hamed Bakayoko, sur le tarmac de l'aéroport d'Abidjan, le 13 mars 2021.

La dépouille du premier ministre Hamed Bakayoko est arrivée à Abidjan ce samedi 13 mars 2021. Elle a été accueillie par le président Alassane Ouattara accompagné des membres du gouvernement et des membres de la famille du défunt.

Le président ivoirien Alassane Ouattara, sanglé dans un ensemble costume sombre, coiffé d’un chapeau melon noir, a accueilli en milieu d’après midi à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, le cercueil recouvert du drapeau national orange-blanc-vert. Ouattara, quelques instants après, entouré de son épouse Dominique, de la veuve Yolande Bakayoko et des enfants du défunt, s’est incliné sur le cercueil en y posant ses mains pendant un long moment.

Après les prières musulmanes, le cortège funéraire s’est ébranlé en direction de Ivosep (pompes funèbres de la Côte d’Ivoire) sous les regards tristes de plusieurs centaines de jeunes regroupés par endroits, arborant des tee-shirts blancs à l’effigie du défunt, sur lesquels, on pouvait lire : « Adieu HamBak (surnom de M. Bakayoko), notre inspirateur ! » ou « HamBak à jamais dans nos cœurs ».

Jeudi, le gouvernement avait décrété un deuil national de huit jours, du 12 au 19 mars 2021. Le programme officiel prévoit des hommages de la nation mercredi, suivis du transfert du corps le lendemain à Séguéla (Nord) où il sera inhumé vendredi « dans la stricte intimité familiale ».

Le cercueil du Premier ministre ivoirien, Hamed Bakayoko, sur le tarmac de l'aéroport d'Abidjan, le 13 mars 2021.
Le cercueil du Premier ministre ivoirien, Hamed Bakayoko, sur le tarmac de l’aéroport d’Abidjan, le 13 mars 2021.

Tee-shirts à la gloire d’HamBak

Au bord de la route, des centaines de personnes acclament le passage du cortège funéraire. Des jeunes venus de tous les quartiers de la ville brandissent des pancartes : « Hamed, pourquoi toi ? ». D’autres ont revêtu des tee-shirts , à la gloire d’« HamBak » disant « Hamed Bakayoko, l’étoile d’État » .

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« Pour nous, on est venu témoigner vis-à-vis de notre reconnaissance vis-à-vis de tout ce qu’il a fait à la nation ivoirienne », dit l’un deux. « Ce ministre-là était bon, il était prêt de la jeunesse. On ne peut pas tout dire ce qu’il a fait pour nous. S’il y en a plein qui ne travaillent pas, il nous a donné du travail », poursuit un autre.

« J’ai mal, j’ai mal »

Un homme a marché plusieurs kilomètres pour venir aux abords de l’aéroport : « Ce n’est pas facile à pied. Pour lui, on est prêts à tout. On ira aussi dans son village pour l’accompagner à sa dernière demeure ». Plus loin, une femme ne peut retenir ses sanglots au passage du corbillard : « J’ai mal, j’ai mal ».

Hamed Bakayoko, qui était également ministre de la Défense, avait été évacué en France le 18 février par avion spécial pour « raisons de santé », avant d’être transféré dans un hôpital en Allemagne le week-end dernier, au moment où se tenaient les élections législatives dans son pays. Malgré son absence, il a été très largement réélu député dans son fief de Séguéla (nord).

Apprécié dans tous les camps d’un pays marqué par de fortes tensions politiques, les opposants ont tenu à saluer sa mémoire.

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