Accueil » Cameroun-Pr Claude Abé : « La plupart de nos gouvernants ne laissent pas leurs enfants fréquenter au Cameroun par ce qu’ils savent dans quel bordel ils ont mis l’éducation »

Cameroun-Pr Claude Abé : « La plupart de nos gouvernants ne laissent pas leurs enfants fréquenter au Cameroun par ce qu’ils savent dans quel bordel ils ont mis l’éducation »

by Theophile
Claude Abé

L’enseignant de sociologie à l’université catholique d’Afrique centrale soutient que l’éducation n’est pas une priorité du gouvernement Biya. Il estime que la grève des enseignants qui revient à répétition, est la preuve de la place que les gouvernants camerounais accordent au secteur de l’éducation.

La question de la grève des enseignants était au cœur de l’émission Club d’Elites de ce dimanche 27 février 2022 sur Vision 4, une télévision privée émettant depuis Yaoundé au Cameroun. Présent sur le plateau de l’émission, le Pr Claude Abe estime que le régime du renouveau a tué l’éducation dans notre pays.

« On se rend compte que l’éducation n’est plus une priorité au Cameroun. L’Etat du Cameroun ne finance plus l’éducation. Quand on compare les chiffres, on constate un recul par rapport à la place réservée à l’éducation », constate le sociologue au cours de Club d’Elites sur Vision 4. En d’autres termes, poursuit l’universitaire, « On constate une grande marginalisation du secteur de l‘éducation », analyse-t-il.

En guise de solution, « Il faut qu’on regarde encore ce ministère des Fiances. C’est devenu l’un des gros problèmes de ce pays. Pour avoir un dossier à tous les niveaux, il vous faut connaitre un tel ou un tel », a proposé le Pr Claude Abé.

Surfant sur le même sujet, Prosper Penda qui était lui aussi sur le plateau de l’émission Club d’Elites évoquent les pesanteurs humaines dans le traitement des dossiers des enseignants au niveau du ministère des Finances.« La plupart de nos gouvernants ne laissent pas leurs enfants fréquenter ici. Parce qu’ils savent dans quel bordel ils ont mis l’éducation ici. On constate une grande marginalisation du secteur de l’éducation », poursuit le sociologue qui dénonce par ailleurs la lenteur dans le traitement des dossiers des enseignants « À l’Etat actuel au MINESEC, leurs dossiers sont déjà traités. Ils sont montés aux Finances. Le problème est lié à certaines pesanteurs humaines. Il y’a comme une sorte de laxisme organisé. Toutes les réclamations faites sont de l’ordre de deux cent milliards. Comment on les trouve ? L’Etat est entrain de trouver des voies et moyens pour que ces problèmes soient complètement réglés d’ici les prochains jours », soutient-il.

LIRE  Cameroun - Réclamation: Les deux millions de FCFA promis par Paul Biya pour les obsèques de Woungly Massaga ont disparu

TU POURRAIS AUSSI AIMER

Leave a Comment