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Cameroun- Me Claude Assira : « Les partis politiques comme le MRC ont le droit de manifester »

by Theophile
Me Claude Assira

Pour l’avocat au Barreau du Cameroun, les personnes arrêtées lors des marches pacifiques de septembre 2020 n’ont pas leurs places derrière les barreaux.

Invité sur ABK radio le mardi 14 septembre 2021, Me Claude Assira s’est prononcé sur le droit à une manifestation publique.

À la suite des manifestations du  22 septembre 2020, des centaines de Camerounais, notamment des militants du MRC ont été arrêtés. Un an plus tard, certains parmi eux n’ont toujours retrouvé la liberté. Ils croupissent dans les prisons camerounaises comme Kondengui à Yaoundé.

Pour Me Claude Assira, avocat au Barreau du Cameroun, ces gens n’ont pas leurs places derrière les barreaux. Ils doivent être libérés : « Ces prisonniers pour moi ne devraient même pas être jugés, on ne juge que celui qui a commis une infraction et là ce n’est pas le cas », a-t-il déclaré sur ABK radio le mardi 14 septembre 2021.

A bien de fois, les marches ou manifestations du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun(MRC) ont coûté la liberté aux principaux acteurs, accusés d’avoir défié l’autorité.

Or pour l’avocat au Barreau du Cameroun, « Le fait de sortir dans la rue n’est pas mauvais en soi, reconnaissons que c’est le comportement des autorités qui n’est pas normal, les partis politiques comme le MRC ont le droit de manifester », soutient-il. Selon lui, le fait de sortir dans la rue n’est pas mauvais en soi. Mais c’est le comportement des autorités qui n’est pas normal 

A ce titre, il convoque, la loi fondamentale de l’Etat pour appuyer ses arguments : « La constitution autorise de manifester quand on n’est pas content. Manifester est bon pour un pays, on le fait partout dans le monde. Le Cameroun a fait semblant de l’adopter », précise-t-il.

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Pour sortir la justice de ce malaise, le maître de conférences à l’Université Catholique d’Afrique Centrale propose qu’on remette « tout à plat ». Car, « la justice qui nous a été donnée est une sorte de greffon qui ne correspond pas à notre ADN, il faut mettre en place un mécanisme permettant l’autonomisation du juge qui ne doit pas dépendre d’un gouvernement devant lui dicter quoi faire » a expliqué l’homme de Droit.

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