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Cameroun: La justice accorde la liberté provisoire au journaliste Martin Camus Mimb

by Theophile
Martin Camus Mimb

En détention à la prison centrale de Douala depuis juillet dernier, Martin Camus Mimb vient de bénéficier d’une liberté provisoire. Elle lui a été accordée ce 16 novembre 2021 par la Cour d’appel du Littoral. Son compère Wilfried Eteki reste en prison.

Du nouveau dans l’affaire de mœurs opposant la jeune nommée Malicka, le journaliste Martin Camus et son acolyte, Wilfried Eteki. Selon les informations à Équinoxe TV : « le journaliste bénéficie de la liberté provisoire. Wilfried Eteki reste en détention. Décision de la cour d’appel du Littoral », apprend-on sans autre forme de précision.

Me Dominique Fousse, l’avocate de Malicka Bayemi affirme qu’elle s’y attendait un peu pour Camus Mimb, mais s’offusque du fait que les deux compères étaient convoqués pour le 21 décembre 2021. Mais elle estime que la procédure a été accélérée de façon très explicable parce que le journaliste sportif compte plusieurs soutiens hauts placés.

Pourtant, le parquet avait rejeté les demandes de liberté provisoire introduite par Martin Camus Mimb. À la cour d’appel le parquet s’est également opposé aux demandes de liberté provisoire, mais la collégialité à la Cour d’appel a décidé d’accorder une liberté provisoire sous garant à Martin Camus Mimb.

Rappelons qu’en juin 2021, des photos et vidéos de Malicka, âgée de 24 ans, entretenant des rapports sexuels dans le bureau de Martin Camus Mimb, directeur de Radio Sport Info, basée à Douala, avaient été diffusées sans son consentement sur les réseaux sociaux.

L’auteur présumé de la sextape, Wilfrid Eteki, chef traditionnel et ami du journaliste, avait été inculpé pour « atteinte à l’intimité de la vie privée » et « publications obscènes d’ébats sur les réseaux sociaux ».

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Martin Camus Mimb avait plaidé « non coupable » de « complicité d’atteinte à l’intimité de la vie privée », au premier jour du procès ouvert à Douala après la diffusion sur les réseaux sociaux de la sextape d’une jeune femme. Le journaliste Mimb, âgé de 47 ans, soutenait alors que ces faits avaient eu lieu pendant son absence.

Dans une lettre, ce père de 5 enfants, avait exprimé ses regrets pour une « situation malheureuse », non sans demander pardon à Malika.

Au mois d’août pourtant, le scandale avait pris une tournure politico-judiciaire. Après une sortie inédite du ministre de la Promotion de la femme et de la famille condamnant un « acte odieux » qui « chosifie la jeune femme et en fait un objet sexuel dénué de toute valeur », le Parquet du tribunal de première instance de Douala a ouvert une procédure « en flagrant délit » contre Martin Camus Mimb (c’est dans son bureau que les images ont été tournées, même s’il n’a pas reconnu sa participation aux ébats) et Wilfried Eteki, chef traditionnel et ami du journaliste.

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