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Cameroun – Infrastructures: Le pont reliant le Cameroun au Nigeria par le Sud-Ouest, a couté 21,1 milliards de FCFA

by Theophile
Pont sur la Cross River

Le ministre camerounais des Travaux publics s’est rendu sur le site de construction du pont sur la Cross River qui sépare le Cameroun et le Nigéria dans la région du Sud-Ouest. Achevé, l’ouvrage long de 408 m est prolongé par 800 m de voie d’accès côté Cameroun et 400m côté Nigéria.

Entamé en avril 2017, le pont sur la Cross River qui relie directement le Cameroun à la République Fédérale du Nigéria dans la région du Nord-Ouest est désormais opérationnel. Avec ses 408 mètres linéaire, ce pont va faciliter le trafic routier entre les deux pays voisins que sont le Cameroun et le Nigéria.

Invité du journal parlé du 13 heures ce 20 septembre 2021 à la Cameroon Radiotélévision (CRTV), le ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, apporte quelques précisions sur la construction de cette infrastructure.

D’après le ministère des Travaux publics (Mintp), cet ouvrage, fait partie du Programme de Facilitation des Transports sur le corridor Bamenda-Mamfé-Abakaliki-Enugu qui intégre la transafricaine Lagos-Mombassa. 

Une autre partie du programme comporte « deux autres composantes dont une nationale avec le bitumage achevé des tronçons Bamenda-Mamfé-Ekok (198 km) et une composante régionale avec la construction et l’équipement d’un Poste de Contrôle Unique Frontalier à Mfum, dont les travaux sont achevés », a déclaré le Mintp.

«Le pont sur la cross River a coûté environ 21 milliards de FCFA. L’ouvrage en lui-même a coûté autour de 16 milliards de FCFA, mais les infrastructures socioéconomiques de base… les infrastructures comme les salles de classe, les centres de santé, l’électricité, l’adduction d’eau, la voirie urbaine. Quand vous mettez tout cela ensemble, le prix n’est pas ce que l’on pense toujours. Puis, il y a une mission de contrôle qui vérifie que la consistance des travaux corresponde au prix retenu», déclare le ministre des Travaux Publics.

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Interrogé sur une possible surfacturation des travaux, Emmanuel Nganou Djoumessi confie que «les gens ne s’informent pas suffisamment. Je ne vais pas dire qu’il n’y a jamais eu de surfacturation. Cela peut arriver, mais, il faut aller s’informer à la source avant de tirer un enseignement. Dans les coûts des travaux proprement dit, il faut toujours ajouter le coût des travaux des infrastructures socioéconomiques de base qui elles, interviennent pour que la route effectivement apporte le développement».

La réalisation de ce pont, a expliqué le membre du gouvernement, est porteuse nombreux avantages. Non seulement il « permet, à travers une seconde voie, d’assurer la liaison transfrontalière entre les deux pays », mais, aussi constitue une « l’opportunité d’écoulement de divers produits vers cet important marché » qu’est le Nigeria.

A ce titre, « le Pont sur la Cross River intervient pour normaliser et rapprocher davantage deux pays frères, le Nigéria et le Cameroun, au lendemain des accords de Greentree qui ont consacré la nécessité pour ces deux pays de cohabiter harmonieusement », a-t-il ajouté.

Par rapport aux travaux sur la ring road dans la zone anglophone, le MINTP affirme que «ring road se trouve dans la région du Nord-Ouest, c’est la nationale 11. Le processus de contractualisation est en marche. Nous avons segmenté la construction de cette route de 540 KM en plusieurs lots. La mission de contrôle qui doit arrêter le dimensionnement de l’infrastructure est à pied d’œuvre et nous attendons les conclusions de ses travaux à la fin de ce mois», a-t-il conclu.

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