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Cameroun-Crise anglophone: Plus de 10 soldats du BIR abattus par les séparatistes anglophones

by Theophile
Le véhicule de l'Armée incendié-capture vidéo
Le véhicule de l'Armée incendié-capture vidéo
Le véhicule de l’Armée incendié-capture vidéo

Des sources médiatiques, l’attaque a eu lieu le jeudi 16 septembre 2021 à Bamessing dans la région du Nord-Ouest.

Au moins dix militaires camerounais ont été tués dans une nouvelle attaque perpétrée jeudi 16 Septembre 2021 par des séparatistes anglophones à Bamessing dans l’arrondissement de Ndop, département du Ngo-Ketunjia, région du Nord-Ouest Cameroun.  La vidéo est actuellement virale dans les réseaux sociaux. Pendant qu’un véhicule de l’Armée camerounaise est en train de brûler, des hommes armés sautent de joie.

La scène est horrible, les images et les vidéos, insupportables. Deux blindés de l’Armée camerounaise, brûlés. Des soldats, jeunes pour la plupart, pris au piège des combattants sécessionnistes de l’État fantôme d’Ambazonie.

« La patrouille de l’armée composée de deux blindés a été visée par des engins explosifs improvisés (EEI) et des lance-roquettes », a souligné le maire de la localité.

D’après la légion de gendarmerie du Nord-Ouest, les militaires attaqués relèvent du Bataillon d’intervention rapide (BIR), un corps d’élite de l’armée camerounaise.

«Le bilan est de dix militaires tués par les séparatistes et deux véhicules blindés de l’armée détruits », a souligné le maire ajoutant que les assaillants ont emporté avec eux les armes et les minutions des soldats tués.

Il se révèle également que ce sont séparatistes dirigés par le « General No Pity » ont piégé une troupe des Forces de Défense sur le terrain.

Il faut rappeler que depuis au moins une semaine, des attaques se multiplient en zones anglophones. Au compteur, une vingtaine de morts dont les soldats et policiers au front.

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L’attaque de jeudi intervient cinq jours après l’embuscade qui a coûté la vie à sept soldats (Beldou Dankreo,  Paul Koyang, Betsou, Tetang Amade, Alima Ngono, Kamara Haman et Wirifal Geremy) dans les localités de Nkambe, Ndu et Noni (Nord-Ouest).

La population anglophone de ce pays d’Afrique centrale représente environ 20 % de ses 23 millions d’habitants. Depuis novembre 2016, cette minorité proteste contre sa marginalisation, certains exigeant le fédéralisme, d’autres la sécession. Selon des chiffres recensés par des organismes internationaux, la crise anglophone a, depuis 2016, entrainé la mort de 1200 soldats et plus de 3500 civils. Plus de 500 000 personnes ont également été contraintes de quitter leur domicile pour chercher refuge à l’intérieur du pays ou hors des frontières.

NB: Pour des raisons d’éthique, nous avons volontairement choisi de ne pas diffuser la vidéo de cette attaque

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