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Assassinat de Thomas Sankara: un «dernier lot» de documents déclassifiés remis par la France

by Theophile
Thomas Sankara

La France a remit hier samedi 17 avril aux autorités burkinabè, un dernier lot de documents d’archives déclassifiés dans le cadre de l’instruction du dossier sur l’assassinat de Thomas Sankara. Ce troisième lot de documents concerne les archives du ministère français de l’Intérieur, notamment le service de coopération policière présent au Burkina Faso, au moment des faits, et la Direction générale de la sécurité intérieure.

Il s’agit d’un « troisième et dernier lot », de documents constitué de « trois enveloppes scellées » arrivés « fin février » à Ouagadougou. Selon le représentant français à Ouagadougou, ce lot contient des « documents produits par les administrations françaises sous le régime de Sankara, pendant et après son assassinat ».

« Il concerne essentiellement les archives du ministère français de l’Intérieur, en lien avec cet assassinat », précise Luc Hallade. En octobre, puis décembre 2018, la France avait déjà transmis à la justice burkinabè deux premiers lots de documents, concrétisant une promesse du président Emmanuel Macron qui avait annoncé, en 2017 à Ouagadougou, la déclassification de tous les documents français concernant l’assassinat de Thomas Sankara, président du Conseil national de la Révolution (CNR) qui a dirigé le Burkina Faso jusqu’en 1987.

Ces deux premiers lots d’une centaine de documents, comportaient « des productions issues à la fois des administrations centrales et des postes (diplomatiques, ndlr), pour l’essentiel à Ouagadougou, Abidjan, Lomé, Dakar et Alger » et « des notes d’analyses, des notes de renseignements ou des documents locaux », dont une partie était classifiée en France, a précisé M. Hallade.

« Ces documents, y compris le travail qui a été fait par le juge d’instruction du tribunal militaire du Burkina Faso, vont nous éclairer sur cette affaire », a déclaré le ministre délégué burkinabè en charge de l’Intégration africaine, Maxime Koné.

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Cette remise intervient au lendemain de l’inculpation de l’ancien président burkinabè, Blaise Compaoré par le tribunal militaire pour complicité d’assassinat. Exilé à Abidjan, Blaise Compaoré est été naturalisé ivoirien et son extradition semble quasi impossible.

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